Ma Photo

Nicolas Langelier

Sur Twitter

    follow me on Twitter

    Compteurs



    « 9 984: Il vous arrive parfois de vouloir oublier toutes vos connaissances nutritionnelles | Accueil | Jésus vs Bono »

    Commentaires

    m-c

    i soooo think the same... et je suis aussi une des première aux rangs des accusés.

    Je travaille seule depuis longtemps, depuis que je suis toute petite en fait. Seule dans ma bulle on dirait que tout avance plus vite : personne avec qui négocier, j'évite ainsi d'avoir à m'obstiner, argumenter, rendre des comptes.

    Je me suis rendu compte que je passe aussi à coté de bien des choses dont le plaisir d'échanger et d'avoir un but commun avec d'autres personnes allumées, le plaisir de partager une passion, le partage de connaissances et d'idées, et toute l'énergie qui se dégage d'un groupe de gens motivés par les même intérêts.

    Les résultats d'un travail d'équipe peuvent être tellement différent et beaucoup plus intéressants sur le plan du résultat et de ce que l'on en retire comme expérience. Je me fait un devoir de sortir de mon isolement et de collaborer autant que possible avec d'autres allumés qui vont donner à mes projets une autre couleur, voir même une autre direction, et surement un résultat beaucoup plus riche que si accomplis seule.

    Ce qui freine les gens d'ici à travailler et collaborer ensemble sur des projets? plusieurs facteurs surement, mais entre autre :

    la volonté de tout contrôler (une des pire maladie en création)
    les égo mal placés
    la timidité
    le manque de confiance en soi.

    Je blaste p-être beaucoup les québecois dernièrement mais je crois que 3 des 4 points mentionnés ci-haut les caractérisent drôlement bien. À suivre, car ils ont aussi des qualités.

    baillairge

    Ma petite affaire.
    À moi tout seul. Des fois ça fait du bien. De se dégager de la grosse machine.
    V'est comme une vacance avec soi-même.
    Un gage de réussite personnelle, si ça réussit.
    Et si de tout cet isolement surgit l'envie de regroupement, il existe autour un bouillon d'artisan avec ces mêmes intérêts communs, quoique toujours bien personnels.

    Chez nous on marie les genres : des projets communs, des projets maisons ainsi que des projets persos. Vous me direz qu'on brûle la chandelle par tous les bouts. Mais que voulez-vous? On n'a pas de gros qui nous accompagne dans l'aventure pour nous dire de mieux investir nos effectifs ou pour nous commander de meilleurs résultats. Peut-être qu'à cela, je m'adapterais. Le genre humain est bien flexible, son entreprise aussi.

    Nicolas

    Mélanie: je trouve justement que vous êtes un modèle de gens qui ont réussi à combiner le personnel (essentiel) et le collectif (tout aussi essentiel, d'une façon différente). Un monde avec plus de gens comme vous serait un monde meilleur.

    m-c: d'accord avec ton constat -- je sais pas si c'est particulièrement québécois, mais c'est certainement très humain.

    xkr

    Il y a définitivement, m-c, un état d'esprit au Québec, un buzz qui émerge, au fond, de la société de consommation et américaine qui est la nôtre; un buzz qui nous pousse à tout imaginer à partir de rien, ou alors de très peu, et ainsi à se croire tous les apôtres des valeurs de nos projets respectifs. c'est stupéfiant de constater parfois au Qc à quel point beaucoup de gens pensent par "messages"...

    Même que le manichéïsme québécois (TQS vs. SRC, pour exemple, mais sinon voir du côté de la politique...) entretient, entre autres, cette volonté du "make it yourself and do not trust anybody". Bref d'une part individualisme, isolement, pédenterie, chauvinisme, démagogie, et d'autres part, manque de confiance en soi, d'"affirmativité", tentation de conserver telle qu'elle est l'état de la distribution des acteurs (grands, petits...), autocensure...

    Pourtant, et on commence à s'en rendre compte, ces divisions commencent à dater, et plusieurs créateurs se réunissent par défaut (peut-être...) autour d'un nouveau paramètre : la qualité.

    Exit les luttes de pouvoir, exit les seules volontés commerciales, exit les egos mal placés... grâce au web, essentiellement. Car au fond - et notre époque nous amène à réfléchir de + en + là-dessus, qu'est-ce qu'on cherche à faire, tous autant que nous sommes? Si j'ose définir ceci, ça serait : d'exercer une veille intelligente sur l'art, les NTIC, la culture, la société, bref, d'être des témoins lucides et créateurs dans tout ça. ça veut dire ce que ça veut dire...

    Une des qualités cependant de ces dits Québécois, c'est que nous n'avons rien à perdre : tout est à faire. aucune contrainte je crois ne menace "physiquement" ceci : le partage. Et quand on combine partage et qualité, on est heureux de vivre :)

    Il s'agit d'être pro... et de rester humaniste dans tout ça. Le milieu indépendant est sensible à ces valeurs, nous sommes plusieurs à l'être tout autant x


    m-c

    le web sauvera nos vies!! Je l'ai toujours su!!

    ok ok, je me calme.

    on pourrait p-e se faire notre version de 'pour un québec lucide'?

    je suis pas si calme encore...

    *

    'Une des qualités cependant de ces dits Québécois, c'est que nous n'avons rien à perdre : tout est à faire. aucune contrainte je crois ne menace "physiquement" ceci : le partage. Et quand on combine partage et qualité, on est heureux de vivre :)'

    je suis dispo pour en parler quand vous voulez!

    Stich

    Du côté pratico pratique, il y a des solutions de regroupement qui vous permettrait de mettre en commun certaines ressources ne touchant pas à votre exercice de création, comme par exemple les locaux, téléphone, agents ou représentants. Vous pourriez fonder une coopérative de producteur, ce qui vous permettrait d’avoir un contrôle démocratique sur ses affaires et vous laisserait le champ libre quant à vos créations.

    Jean-François Proulx

    La première chose à partager, je crois, c'est le réseau. Cette sorte de pieuvre abstraite et invisible qui étire ses bras dans toutes les directions.

    Chaque membre actif d'une communauté possède un réseau. Il est petit ou grand, souple ou rigide (et parfois gluant). Mais il est possible de le partager avec d'autres membres, créant ainsi une gigantesque toile tentaculaire.

    Lors de l'Expozine, la salle était bondée parce que chaque exposant a invité son réseau. Et comme tout le monde possède des intérêts communs, les découvertes se sont suivies à un rythme d'enfer. N'ai-je pas croisé Rachelle Ellis et Mélanie Baillargé ?

    Le public n'est pas exclusif. On peut le partager.

    Vérifiez votre commentaire

    Aperçu de votre commentaire

    Ceci est un essai. Votre commentaire n'a pas encore été déposé.

    En cours...
    Votre commentaire n'a pas été déposé. Type d'erreur:
    Votre commentaire a été enregistré. Poster un autre commentaire

    Le code de confirmation que vous avez saisi ne correspond pas. Merci de recommencer.

    Pour poster votre commentaire l'étape finale consiste à saisir exactement les lettres et chiffres que vous voyez sur l'image ci-dessous. Ceci permet de lutter contre les spams automatisés.

    Difficile à lire? Voir un autre code.

    En cours...

    Poster un commentaire

    Mes projets





    Mes livres sur Amazon

    • : Dix mille choses qui sont vraies

      Dix mille choses qui sont vraies
      Recueil de mes chroniques parues dans P45 et La Presse. Tome 1, de 9901 à 10 000.

    • : Quelque part au début du XXIe siècle

      Quelque part au début du XXIe siècle
      Les années 00 vues par 40 jeunes créateurs et observateurs québécois, dont Nicolas Dickner, Marie Hélène Poitras, Rafaële Germain, Hugo Latulippe, François Létourneau, Isabelle Blais, Fanny Britt, Evelyne de la Chenelière, Stéphane Lafleur, Otarie et plusieurs autres.

    QUELQUES TEXTES, CHRONIQUES ET CHOSES DIVERSES

    • Un aperçu de mes contributions récentes à des journaux, magazines, sites web, émissions radiophoniques et autres.

    Chroniques télé

    Critiques